31 mai 16Discours du Bourgmestre en hommage à la mémoire du Sergent Patrick Batselier et du Caporal Alain Tacquenière

Chers Parents des Pompiers disparus,

Mesdames, Messieurs,

 

Le samedi 30 août 2008 alors que je circulais avec mon épouse dans le centre de la Commune, je vis arriver divers camions de pompiers qui se dirigeaient, par la chaussée d’Alsemberg vers la gare de Calevoet.

 

Etant en voiture, je me mis à suivre le convoi qui nous mena au Dieweg où nous sommes réunis ce matin d’où montait une colonne de fumée très importante.

 

Les équipes de pompiers que je vis arriver provenaient du poste d’Uccle mais surtout d’Anderlecht et de la caserne centrale de l’Héliport au centre de Bruxelles.

 

Ils déployèrent un dispositif très important afin d’éviter la propagation du feu aux immeubles voisins et sauver le cas échéant les occupants de ces bâtiments qui hébergeaient un ancien centre sportif d’une importante société bruxelloise, où se retrouvaient régulièrement des jeunes du quartier et des élèves des établissements scolaires proches.

 

Samen met de lokale politie was ik toen ter plaatse en met mijn eigen ogen heb ik de moed, de efficiëntie en het professionalisme kunnen bewonderen van dit brandweerkorps dat de brand op een erg heldhaftige manier heeft bestreden.

 

Au cours de ce combat contre le feu, pour empêcher la progression de celui-ci vers une aile du bâtiment, je vis un groupe de pompiers, aux ordres d’un officier, pénétrer ce bâtiment avec des lances d’incendie. C’est alors que, quelques instants plus tard, s’est produit une forme d’explosion que l’on m’a définie plus tard comme étant un « flashover », qui consiste paraît-il en l’embrasement de l’air surchauffé contenu dans l’espace fermé. Ce phénomène entraîna l’effondrement du toit qui entraîna lui-même la chute du plafond des pièces dans lesquelles les pompiers venaient de pénetrer et la généralisation de l’embrasement de cette seconde aile du bâtiment.

 

Un certain nombre de pompiers purent s’extraire in extremis et je me rappelle qu’une jeune femme candidate officier put s’échapper, en sautant au travers d’une fenêtre, sa tenue de combat ignifugée étant en feu.

 

Un silence lourd s’en suivit.

 

L’émotion était à son comble car il s’avéra bien vite que deux pompiers manquaient à l’appel.

 

Leurs collègues durent se battre plus d’une demi-heure contre les flammes pour les retrouver sans vie sous les décombres incandescents.

 

Il s’agissait du Sergent Patrick Batselier, âgé à l’époque de 35 ans, marié et père de deux enfants et du Caporal Alain Tacquenière, 55 ans, lui aussi marié et père de famille.

Comme je fis au Conseil Communal qui suivit ce drame, et comme le fit surtout le Roi Albert II, à la caserne des pompiers, je voudrais saluer le courage et la solidarité exceptionnels de l’ensemble de l’équipe de pompiers qui ont tout fait pour tenter de sauver leurs deux collègues prisonniers du feu.

 

De Brusselse brandweerlieden verdienen veel respect en bewondering voor hun onvoorwaardelijke zelfopoffering en moed.

Samen met de politiediensten voeren ze ongetwijfeld één van de gevaarlijkste beroepen uit, door hun naaste medemensen te helpen met gevaar voor eigen leven.

 

Ils n’en seront jamais assez remerciés.

 

Au nom de l’assemblée ici présente, je voudrais une fois de plus adresser nos condoléances les plus émues aux familles et aux amis de ces deux hommes au courage immense.